Si j’te disais…

Si j’te disais tout, si j’te disais tout ce qui m’a tenue éloignée de ce blog, tout ce qui m’a retiré l’envie d’écrire…

J’ai l’impression de me réveiller d’une longue gueule de bois. Une gueule de bois qui a commencé pendant les vacances de Noël et qui m’a entraîné vers le fond.

Les fêtes de fin d’année se pointent, mon père fait ça avec sa chérie et sa fille, mon frère ne veut rien faire (Noël, c’est surfait) et ma belle-maman nous avait invité depuis belle lurette. Je suis heureuse, très heureuse d’être avec la famille de mon chéri mais au fond de moi, je pleure. Je pleure sur ces Noëls disloqués, sur ma mère que j’ai sortie de ma vie.

Tout se passe à merveille durant ces vacances : on voit tout le monde, on est heureux, on aime, on est aimés en retour. Tout va bien.

Sauf que…je suis épuisée. Physiquement, psychologiquement. Mon nouveau boulot m’a bouffé toute mon énergie, je suis vidée.

Les vendredi soirs, quand je me gare devant la maison à la veille des weekends, je pleure dans ma voiture. Je pleure parce que j’ai plus envie. Je voudrais être seule, dormir et ne plus m’occuper de personne.

Et puis un soir de janvier, j’explose et je balance à ma fille qu’elle a gâché ma vie. Ouep, tu as bien lu.(Si tu veux me jeter des pierres, vas-y).

Le lendemain, je suis chez mon médecin, en pleurs. Le diagnostic est sans appel : dépression sévère et burn-out.

Je pleure tout ce que je peux, je ne veux pas de traitement mais je sais que je n’ai pas le choix. Il veut me mettre en arrêt : je refuse ; j’ai déjà l’impression d’échouer en temps que mère et dans mon nouveau job, ça ne résoudrait rien.

Les 2 premières semaines de traitement sont un cauchemar : j’ai la gerbe, je dors debout et je ne dors pas la nuit. On réajuste pour une prise le soir et ça va déjà mieux.

Depuis janvier, je me sens mieux. Je me suis lancée en parallèle à corps perdu dans le sport (team Fatso forever !!) et j’ai levé le pied au boulot. Ce qui est fait est fait, pour le reste, ça attendra.

Je dois encore entamer une thérapie, c’est le + dur pour moi. J’ai encore du mal à voir comment ça va m’aider mais il faut absolument que je le fasse.

Voilà, j’ai vidé mon sac. J’ai certainement pas tout dit mais si tu es encore là, je te dis bravo ! 👍

Je pense ne pas être la seule à avoir pété les plombs, à avoir encaissé trop, trop longtemps.

J’espère que quelqu’un qui se sent mal comme j’ai pu me sentir, me lise aujourd’hui et se sente moins seul. Parce que oui, même si tu as tout pour aller bien, tu as le droit de te sentir mal.

Voilà les biquous, cœur cœur love sur vous.

Prenez soin de vous !

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Questions existentielles…

Comme je le disais dans mon dernier article, Babachon a vachement changé durant les vacances et du coup, je me pose pas mal de questions sur son bien-être…

Elle est propre, parle vraiment très bien (je ne suis jamais très à l’écoute quand il s’agit des compliments mais là, faut se rendre à l’évidence, elle gère vraiment bien) et n’ira du coup à l’école qu’en septembre 2017.

Sauf que voilà, elle va dans une très petite structure (20 gamins max.) et les plus grands vont rentrer à l’école. Baisse d’effectif  de gosses non remplacé, dit baisse du personnel de crèche et une Babachon qui va rester avec 2-3 copains de son âge mais à priori, ils seront 10 à tout casser l’année prochaine.

Tu vois où je veux en venir ? J’ai peur que ma fille se fasse grave chier durant sa dernière année à la crèche. Alors ouais ok, il lui reste quand même des copains avec qui s’amuser et toussa toussa mais je me tâte ; je culpabilise : est-ce qu’on aurait pas du tenter de l’inscrire à l’école pour cette rentrée ? Elle ira à l’école à 3 ans et demi, ce qui est carrément correct mais j’ai juste peur qu’elle s’ennuie.

Je suis tentée de me renseigner à l’école de notre patelin pour voir s’ils la prendraient en janvier mais est-ce que c’est judicieux de la mettre en cours d’année alors que tous les autres gamins se connaîtront déjà ?

Comme tu le vois, je patauge et j’ai peur de mal faire…

Et toi, tu ferais quoi ? Tu as fait comment ?

Des news !

Yes les biquous, je suis toujours en vie !

Alors la meuf, elle change de taf, elle est en vacances 10 jours et bim, elle disparaît ! Bravo le veau !

Bon, pour ma défense, mon pc portable est sur la fin et du coup, ca compliquait les choses pour vous ecrire…Mon chéri m’a gâtée et me voici sur tablette donc j’espère que ça me donnera l’occasion d’écrire plus souvent !

Bref, trêve d’excuses : comment ca va les meufs ??

Ici, ça va, les vacances se terminent et purée, c’est passé bien trop vite ! Je n’avais « que » 10 jours et je n’ai rien vu passer. Nous ne sommes pas partis, on est restés en famille chez les grands-parents et c’était bien sympa.

Babachon est un vrai moulin à paroles et elle a une répartie qui me donne l’impression de vivre avec une gosse de 15 ans (un peu flippant d’ailleurs…) alors je goûte déjà aux joies des conflits qui nous attendent dans une dizaine d’années… 

Elle est désormais propre et hyper fière de ses « roooos cacas » qu’elle exhibe à qui veut bien les voir. Un vrai bonheur quoi !

On a fêté les 60 ans de mon Papa avec une fête riche en émotions et beaucoup de souvenirs qui resteront gravés ! Je suis vraiment très heureuse qu’on ait fêté ça dignement et comme il le mérite ! Babachon est resté avec nous jusque 5h du matin : une vraie kéké !

Demain, tout reprend : la routine , les horaires, les règles, le stress, l’énervement aussi parfois, bref, chuis pas pressée mais c’est ça aussi qui rend les vacances si précieuses !

Et vous les biquous ? Ces vacances ? Racontez-moi !!

Quand ça devient plus simple

Euro oblige, je ne suis pas obligée de consacrer du temps à mon mec donc j’en profite ( bonjour l’épouse indigne ) !

Ce soir, j’ai envie de parler de mon expérience, de partager un peu d’espoir et d’enthousiasme pour les parents ou futurs parents qui galèrent peut-être un peu.

Tu me connais, je suis brute de décoffrage alors au risque de choquer, je le dis, il n’y a encore pas si longtemps, je stressais à l’idée d’être en week-end et de devoir gérer ma fille.
J’angoissais qu’elle chouine, qu’elle me casse les c…, euh les pieds, bref, qu’elle soit relou.
Je stressais parce que j’étais démunie juste parce que je ne la comprenais pas.

Aujourd’hui, elle parle, elle s’exprime, me dit pourquoi elle pleure, pourquoi elle a peur, pourquoi elle ne veut pas rentrer, pourquoi elle veut sortir, pourquoi elle ne veut pas manger etc.
C’est tout con mais l’acquisition du langage a changé énormément de choses dans notre relation : j’ai l’impression que tout est enfin simple.Je la comprends et elle me comprends quand je lui explique les choses.

Du coup, je suis beaucoup plus zen et je ressens l’envie d’être tout le temps avec elle, l’envie qu’ont ces mamans dès le départ. Moi j’ai l’impression que ça m’arrive que maintenant.

Alors toi, Maman ou Papa qui en chie, qui te dit :  » Mais merde, qu’est-ce qu’il y  aaaaaaaa ??? « , je te promets, un jour, ça devient simple.

Et toi, est-ce que tu as eu un jour ce déclic ?

Des bisous les biquous !

Ma Zouzoute

Avant d’avoir Babachon, on avait déjà un bébé.

Bon, ok, c’était notre chien, une petite bouledogue française trop choupi qui ronflait et qui pétait comme personne.

Si j’en parle au passé, c’est parce qu’elle est décédée le 30 avril dernier. Elle n’aura même pas profité du fait que je rentre maintenant les midis puisque durant les 15 jours où je l’ai fait, elle était tellement faible qu’elle ne se levait même plus pour venir me voir.

Elle est morte chez nous, dans son panier, pendant la sieste de Babachon.

J’en pleure tous les jours ; les gens diront :  » C’est qu’un chien !  » et c’est vrai mais pour moi, ma Zouzoute, c’était le ciment de ma famille avec mon mari.
Un chien qu’on a emmené partout, qu’on a gâté plus que de raison et qui n’a jamais manqué de rien.
Un chien qui m’a consolé tellement de fois, qui adorait se faire câliner et me péter dessus l’air de rien.

Te dire qu’elle me manque, ce serait minimiser les choses. C’est comme si j’avais perdu une partie de ma joie de vivre. Zouzoute et moi, on avait la même personnalité : très sociable mais en même temps, pas super fan du bruit et de l’agitation ( et elle, elle n’aimait vraiment pas les gosses…). On était fusionnelles toutes les deux…

Je voudrais tellement qu’elle revienne et qu’on profite encore l’une de l’autre comme des gorettes.

Babachon demande souvent après elle et quand il y a de l’orage, on lui explique que c’est Zouzoute qui fait des prouts dans le ciel. Jte dis pas les grandes eaux quand elle le dit avec ses propres mots…

Parce qu’elle me manque tellement, parce que c’était elle et moi pour la vie, je me suis fait tatouer ma fifille ce weekend :

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Repose toi bien mon Zouzou biscrok, je t’aime pour la vie.

Par où commencer…

Un sacré bail que je n’étais pas passée par là dis donc !

Il faut dire que j’ai pris un sacré bus dans la gueule : ce changement de boulot est un véritable challenge.

Sortir de sa zone de confort, c’est super, c’est stimulant et c’est aussi hyper crevant.

Ce nouveau job me plaît énormément mais je ramasse sa mère : beaucoup de choses à apprendre, à retenir, beaucoup de choses à réorganiser aussi et cette impression de ne jamais avoir assez d’heures dans une journée pour tout faire. Je pourrais dormir là-bas si on me laissait faire en fait !
Je me rends compte aujourd’hui que prendre ce poste, c’est un véritable défi et parfois, je me demande si je vais y arriver.

Côté famille, je découvre le bonheur de ne pas presser ma fille le matin, de traîner avec elle en soirée et parfois d’aller au parc avec elle quand il fait beau en rentrant le soir. La vie quoi !

Je vais essayer de bloguer plus souvent pour vous donner des nouvelles de ce qui se passe chez Maman Noob !

Bisous mes biquous !

Une évidence

Il est évident que mon article de ce midi était programmé et que je n’aurais pas eu le cœur à parler de mon nombril et comme je suis une collègue trop géniale qui va manquer là où elle bosse.

Il est évident que sinon, je t’aurais dit que j’ai les boules, j’ai la rage, j’en ai marre de vivre dans la peur et j’en ai marre de me demander quel monde je vais laisser à ma fille.

Je l’avais dit pour Paris et je le redis pour Bruxelles, ne vous laissez pas gagner par la haine, par la méfiance de l’autre. Je sais que ça n’est pas évident mais même si je ressens toutes ces émotions, je refuse de me laisser guider par elles.

La vie et l’amour sont les plus forts.

Tous unis avec Bruxelles.

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