Une année sur deux

Voilà où nous en sommes rendues mon Amour, une année sur deux à ne pas partager le réveillon ensemble.

C’est la deuxième fois que tu ne seras pas avec moi pour le 24 décembre et quand j’y pense, les larmes me montent aux yeux.

Je lutte pour ne rien montrer, pour que tu sois la plus enthousiaste possible à cette idée mais je sais que c’est dur pour toi aussi. Tu me le dis, tu me le montres.

Tu sais que Noël ne s’arrête pas à une date. Pas pour nous.

Noël, c’est quand on le décide, le 25 au soir, le 26, le 27…Peu importe. Nous sommes plus fortes qu’un simple calendrier. Noël, c’est toute cette préparation qu’on fait à chaque fois que tu es là, c’est toutes ces conversations sur le Père Noël, ses lutins et toutes les blagues qu’on imagine qu’ils vont faire.

Ce nouveau mode de vie nous apprend beaucoup de choses à toutes les deux. Celle qui revient le plus souvent ? Le lâcher-prise.

Lâcher-prise devant le calendrier, lâcher-prise parce qu’on vit parfois les choses en décalé, lâcher-prise devant certaines attitudes, lâcher-prise devant des situations qui nous blessent et tellement d’autres choses encore.

Oui mon ChaCha, on est rendues à une année sur deux mais je reste ta maman à plein temps.

Est-ce qu’un jour ça passe ?

Je me pose pas mal de questions. Sans doute de celles que les parents divorcés/séparés se posent souvent.

Est-ce qu’un jour ça passe de pleurer quand ton enfant monte dans la voiture en route vers son autre vie sans toi ?

Est-ce qu’un jour ça passe cette culpabilité que ton enfant se coupe en deux pour être avec les deux parents ?

Est-ce qu’un jour ça passe ce goût amer d’avoir perdu une précieuse semaine quand ton enfant est chez toi et tu passes la semaine à disputer, reprendre, punir ?

On dit que le temps apaise toutes les blessures et c’est vrai. Je me demande juste, si un jour, tout ça, ça passe…

A vendredi prochain mon amour.

Je te vois

Je te vois, toi, la Maman qui coche les jours sur son calendrier.

Je te vois, toi, la Maman qui dit oui aux invitations de l’extérieur mais dont le cœur saigne quand il y a des enfants présents, qui te demandent où est ton enfant à toi.

Je te vois, toi, la Maman qui renifle en secret l’oreiller de ton tout-petit juste pour retrouver son odeur.

Je te vois, toi, la Maman qui essuie une larme quand elle croise un enfant de l’âge du sien dans la rue.

Je te vois, toi, la Maman qui se repasse toutes les vidéos et photos de son enfant pour que le manque soit moins intense.

Je te vois, parce que toi, c’est moi.

2 ans

Ça fait un moment que je n’avais plus écrit ici. Pas la motivation, pas l’inspiration et pas l’envie.

Seulement, aujourd’hui, c’est un jour particulier pour moi.

Il y a 2 ans, j’ai été hospitalisée en psychiatrie. Il y a 2 ans, ça a été le début d’une fin. Le début d’un nouveau commencement.

Il y a 2 ans, je me suis retrouvée dans un service où plein de gens gravitaient autour de moi, me posaient plein de questions et moi, au milieu, je me demandais ce que je faisais là. J’avais l’impression d’être dans du coton. Que ce que je racontais n’avait aucun sens.
Que ce n’était pas moi. Que cette personne en larmes sur une chaise à raconter comment elle avait tout planifié pour mettre fin à ses jours, ce n’était pas moi.

Il y a 2 ans, j’ai rencontré des gens bienveillants, à l’écoute, qui n’ont pas jugé. Qui m’ont écoutée, accompagnée, rassurée. Qui m’ont sauvé la vie.

Après cette admission un vendredi, on m’a dit qu’on allait me garder un peu, qu’on allait me retaper. Je n’oublierai jamais ce jour là. Où finalement, tout a basculé.

Pendant ce long mois hospitalisée, j’ai pleuré comme je n’ai jamais pleuré, j’ai eu peur comme je n’ai jamais eu peur. L’inconnu était partout et je ne me suis jamais sentie aussi seule. Comme si personne ne pouvait comprendre ce qui se passait en moi.

J’avais foiré dans mon boulot, j’avais foiré mon mariage et je ne savais plus quoi faire ni où aller. C’est un drôle de sentiment, ce vide complet. Cette sensation de ne plus rien ressentir hormis le vide et la tristesse. De ne pas voir d’issue.

2 plus tard, ma fille est plus que jamais ma raison de vivre. Ma raison de me lever tous les matins. Je suis loin d’être une mère parfaite et parfois, je me dis que je suis vraiment une mère en carton mais je suis sa maman et elle m’aime comme je suis. Je lui montre l’exemple que tout se surmonte. Que la tristesse et la peine font partie de la vie mais qu’on peut aussi passer au-dessus. Que même si parfois on s’écroule, on se trompe ; on se relève toujours.

C’était il y a 2 ans. Ma 2ème vie. Merci la vie.

undefined


Le chemin est long

Le chemin pour se sortir d’une dépression et d’un burn-out est long. Semé d’embûches.
On se lève certains jours avec l’impression de n’avoir pas changé, de toujours ressentir cette souffrance, qu’on ne se sert à rien, que de toutes façons, on sera toujours comme ça.

Le chemin est long. C’est vrai. Parfois, je me demande si je serais de nouveau moi. Parce qu’au final, même si on guérit, il y a des conséquences, des dommages collatéraux à ces pathologies. Et ceux-là, on ne pourra jamais les réparer. On doit les assumer et les accepter.

Le chemin est long pour accepter. Pour accepter le mal qu’on nous a fait, ce qu’on a pu ressentir. Mon copain travaille toujours dans la boîte où j’ai fait mon burn-out. Quand on parle de boulot le soir, j’ai toujours le cœur qui s’emballe, la rage qui remonte et une envie d’exploser quand j’entends les énormités qui se passent là-bas.

Je ne leur pardonnerai jamais de m’avoir brisée. D’avoir brisé ma famille. De ne pas avoir entendu ma souffrance, mes appels au secours, d’avoir réussi à me persuader que j’étais juste une merde incapable d’effectuer les tâches qu’on me donnait. De m’avoir traité avec un irrespect sans fin. La haine n’apporte rien de bon mais dans mon cas, je ne suis encore pas prête à pardonner.
Quand je compare avec ce que je vis aujourd’hui, comme mes compétences sont exploitées à bon escient et comme je suis encouragée et remerciée régulièrement, je me dis : « Mais comment j’ai fait ?! Comment j’ai pu encaisser tout ça sans rien dire et détruire ma santé, ma sanité personnelle ?! »

Le chemin est long. Vraiment. L’important est de toujours se rappeler d’où on vient et là où on ne veut pas retourner.

Prenez soin de vous les biquous. Toujours.

Mini Bichic

Alors à mon avis, tu as relu ce titre plusieurs fois, c’est vrai ou pas ?

Mini Bichic, un petit nom trop kiki pour un petit business comme on les aime (en tous cas, comme je les aime) : une petite entreprise française où out est fait main, avec amour et talent.

Mini Bichic, c’est l’histoire d’une wonder maman de deux enfants qui s’est mise à exploiter ses doigts de fées pour faire des créations toutes mignonnes pour les bébés, les enfants, de la décoration également, des articles 0 déchets et tout ça dans une démarche éco-responsable.

Mini Bichic, c’est aussi l’envie que j’aurais envie de refaire un bébé juste pour pouvoir commander des petits bavoirs, des petits hochets ou des petits sarouels.

Je te laisse aller découvrir ça et m’en dire des nouvelles mais je le sais, tu vas craquer, laisse toi aller ! 🙂

http://www.minibichic.com

J’aime ma boîte

Alors ça peut paraître fou mais ouais, j’aime ma boîte. Moi la nana qui ai fait un burn-out, j’aime ma boîte et j’aime mon job.

Je revis depuis que j’ai intégré ma nouvelle entreprise. Je fais ce qui me plaît, je voyage, j’intéragis avec des gens du monde entier et j’ai une équipe super.

A la fin de ma période d’essai, j’ai eu une grosse conversation avec ma boss parce que je voulais qu’elle sache pour moi. Je voulais qu’elle sache que j’avais été hospitalisée, que j’avais pété les plombs à cause de mon ancien boulot et que j’avais encore énormément de travail à faire sur moi pour aller mieux et me remettre de cet échec. Je lui ai avoué que j’allais toujours en thérapie 2 à 3 fois par mois. J’ai ressenti le besoin d’être honnête. Elle a écrasé une larme. Pour elle, c’est inconcevable qu’on pousse les employés à bout de cette façon, qu’on leur demande toujours plus, jusqu’à l’épuisement.
C’est inconcevable qu’une fille comme moi qui fait rire tout le monde et qui dispense de la bonne humeur à gogo puisse être en souffrance comme je l’ai été et comme je le suis encore parfois.
Elle m’a comprise, elle m’a acceptée comme je suis. Avec mon passé et mes faiblesses.

J’ai le bonheur de bosser pour une boite qui privilégie ses employés. Pour une cheffe qui félicite, encourage, fait rire, écoute et prend soin de ses employés.

J’ai le luxe de pouvoir bosser de la maison et garder Rose quand elle est malade. De pouvoir rentrer tôt si je veux passer un maximum de temps avec elle. D’aller à l’hôpital pour mes consultations sans jamais devoir me justifier.

Pour moi, c’est ça les entreprises de demain. Les entreprises qui croient en leurs employés, qui privilégient leur bien-être, qui leur donnent la liberté nécessaire d’être qui ils ont besoin d’être et d’avoir une vie privée et de famille équilibrée.

J’aime ma boîte. J’aime cette période de bien-être au travail après avoir vécu la pire période de ma vie.

10 choses sur moi…

Etant donné que je recommence quasi de 0 ici, que tellement de choses ont changé et qu’il y a plein de petits nouveaux ( salut toi, au fond, à droite qui glousse en lisant mes posts ), je me suis dit que ce serait sympa de dévoiler 10 petites choses sur moi.

Au pire si c’est pas intéressant, bin, désolée quoi. 🙂

Je me lance :

  1. Je déteste les pieds (si tu me suis sur Facebook, tu le sais déjà)
  2. J’adore le fromage : genre, je pourrais bouffer raclette tous les jours sans problèmes.
  3. Je parle aussi bien anglais que français.
  4. J’adore colorier, j’avais déjà commencé le coloriage anti-stress avant mon hospitalisation et depuis que je suis ressortie, j’en fais régulièrement.
  5. J’adore l’odeur de mon bébé. Elle sent tellement bon, dans son petit cou et ses pieds aussi (ouais j’ai dit que je détestais les pieds mais elle, c’est pas pareil).
  6. Je déteste mon ventre. J’ai pris du poids à mort pendant la grossesse, j’ai perdu 15 kilos suite à mon burn-out mais j’ai toujours ce bide dégeu.
  7. J’aime être seule, au calme. Ca peut paraître bizarre quand on me connait dans la vraie vie mais j’aime la solitude. Les endroits trop bondés me stressent énormément, le bruit que ça engendre, aussi.
  8. J’ai tendance à tout remettre au lendemain, en me disant que j’ai le temps. C’est un truc que je déteste chez moi. C’est aussi vite fait de suite et on en parle plus. Mais non… J’aime bien traîner.
  9. Ma saison préférée, c’est l’Automne. J’aime les couleurs de l’Automne, le calme qui règne avant la folie de la fin d’année et de Noël.
  10. J’ai peur de mourir. Fût un moment, je pensais que c’était la seule option pour moi. Aujourd’hui, j’ai peur. Peur de laisser ma fille, qu’on se quitte pour toujours. Comme quoi les choses changent et tant mieux.

A toi ! You’re it !

Three things Thursday

Aujourd’hui, je vais lister 3 choses pour lesquelles je suis reconnaissante de la semaine qui vient de s’écouler (oui mes semaines vont du vendredi soir au vendredi matin, thank you very much! )

  1. J’ai passé une magnifique journée avec ma princesse samedi dernier. Juste nous deux. Entre filles. Seules au monde. A se promener, discuter, faire les magasins et aller au resto.
  2. Je suis malade comme un chien depuis mardi (hellloooowww la grippe et sa fièvre toute pourrie) mais Babachon est en pleine forme.
  3. Ma princesse a passé du temps toute seule avec mon copain hier, ils sont allés se promener, au resto toussa toussa et elle est revenue toute contente. Ca me fait tellement plaisir de les voir si proches ! Il s’en occupe tellement bien, ça me touche énormément.

Et toi, c’est quoi tes 3 T ? 🙂