Wordless Wednesday

Happy Halloween my sweet, sweet baby girl.

I miss you today and everyday.

Mais…mais…Helloww !

Je ne sais même s’il y a encore du monde ici mais bon osef, si j’écris ce soir, c’est principalement pour moi.

Je retrouve l’envie d’écrire et surtout l’envie de vivre. Tu te souviens de mon dernier billet ? Ouais, c’était pas jouasse…Bin, ça ne s’était pas arrangé mais alors…du tout.

Enfin, si aujourd’hui, ça va mieux même si remonter la pente ne se fait pas du jour au lendemain. Je pensais qu’en mai dernier, j’étais au fond du trou : WRONG !
Le pire était devant moi.

Je te passerai les plus gros détails parce qu’aujourd’hui, ça n’a plus d’importance.

Aujourd’hui, j’écris depuis un PC planqué dans le couloir de mon appartement pendant que ma fille dort dans sa chambre. Aujourd’hui, je fais partie de ces gens qui divorcent. J’ai ma carte de membre.

Et ouais, moi, la pire guimauve que tu pourras jamais trouver, amoureuse transie, amoureuse de l’amour, de la vie en général, je divorce. Je continue avec ma fille sous le bras et mon bébé chat sur les genoux (en mode vieille fille tasvu !)

Je pense avoir passé le pire été de ma courte vie. Hospitalisée pendant 1 mois en unité psy avec juste l’envie de crever pour ne plus souffrir, ne plus réfléchir, ne plus penser à rien et que tout le monde soit libéré de la souffrance ; moi la première.
L’isolement, la souffrance, les souvenirs, les psys…Je peux te dire aujourd’hui que ça transforme une vie et ça remonte tellement, mais tellement de choses.

A la sortie, constat sans appel : je veux partir. Je ne veux plus de cette vie qui ne me convient plus. On ne se comprend plus et on ne se comprendra jamais plus.

Je fuis la maison, me réfugie chez mon WonderDad, les amies. On parle, on rit, on pleure et voilà, en ce mois d’octobre, j’en suis là.

Une nouvelle vie. Ma vie. C’est clairement pas celle que j’imaginais mais bon, comme j’étais persuadée que je finirais seule dévorée par des bergers allemands dans mon salon, bon, je suis pas très loin…Seules les vraies sauront à quel film je fais référence 🙂

Une sensation d’angoisse, de bien-être, de peur, de fierté…Tout s’entrechoque un peu mais je vais faire le tri dans toutes ces émotions, j’en suis convaincue.

Le principal ? Ma fille va bien, comprend tout du haut de ses 4 ans et se réjouit d’avoir deux maisons. Elle voit que son papa et sa maman s’entendent très bien et qu’on fait tout dans son intérêt. On ne lui cache rien et on lui parle très ouvertement de nos nouvelles vies.

Alors voilà, j’en suis là. Un peu perdue, un peu effrayée, soulagée mais avec une boule au ventre de m’apprivoiser parce que je me rends compte qu’en 34 ans, bin, je commence seulement à me connaître.

Hâte de faire ma connaissance et de passer plus de temps avec moi-même.

Je vais être ma BFF 🙂