J’aime ma boîte

Alors ça peut paraître fou mais ouais, j’aime ma boîte. Moi la nana qui ai fait un burn-out, j’aime ma boîte et j’aime mon job.

Je revis depuis que j’ai intégré ma nouvelle entreprise. Je fais ce qui me plaît, je voyage, j’intéragis avec des gens du monde entier et j’ai une équipe super.

A la fin de ma période d’essai, j’ai eu une grosse conversation avec ma boss parce que je voulais qu’elle sache pour moi. Je voulais qu’elle sache que j’avais été hospitalisée, que j’avais pété les plombs à cause de mon ancien boulot et que j’avais encore énormément de travail à faire sur moi pour aller mieux et me remettre de cet échec. Je lui ai avoué que j’allais toujours en thérapie 2 à 3 fois par mois. J’ai ressenti le besoin d’être honnête. Elle a écrasé une larme. Pour elle, c’est inconcevable qu’on pousse les employés à bout de cette façon, qu’on leur demande toujours plus, jusqu’à l’épuisement.
C’est inconcevable qu’une fille comme moi qui fait rire tout le monde et qui dispense de la bonne humeur à gogo puisse être en souffrance comme je l’ai été et comme je le suis encore parfois.
Elle m’a comprise, elle m’a acceptée comme je suis. Avec mon passé et mes faiblesses.

J’ai le bonheur de bosser pour une boite qui privilégie ses employés. Pour une cheffe qui félicite, encourage, fait rire, écoute et prend soin de ses employés.

J’ai le luxe de pouvoir bosser de la maison et garder Rose quand elle est malade. De pouvoir rentrer tôt si je veux passer un maximum de temps avec elle. D’aller à l’hôpital pour mes consultations sans jamais devoir me justifier.

Pour moi, c’est ça les entreprises de demain. Les entreprises qui croient en leurs employés, qui privilégient leur bien-être, qui leur donnent la liberté nécessaire d’être qui ils ont besoin d’être et d’avoir une vie privée et de famille équilibrée.

J’aime ma boîte. J’aime cette période de bien-être au travail après avoir vécu la pire période de ma vie.

10 choses sur moi…

Etant donné que je recommence quasi de 0 ici, que tellement de choses ont changé et qu’il y a plein de petits nouveaux ( salut toi, au fond, à droite qui glousse en lisant mes posts ), je me suis dit que ce serait sympa de dévoiler 10 petites choses sur moi.

Au pire si c’est pas intéressant, bin, désolée quoi. 🙂

Je me lance :

  1. Je déteste les pieds (si tu me suis sur Facebook, tu le sais déjà)
  2. J’adore le fromage : genre, je pourrais bouffer raclette tous les jours sans problèmes.
  3. Je parle aussi bien anglais que français.
  4. J’adore colorier, j’avais déjà commencé le coloriage anti-stress avant mon hospitalisation et depuis que je suis ressortie, j’en fais régulièrement.
  5. J’adore l’odeur de mon bébé. Elle sent tellement bon, dans son petit cou et ses pieds aussi (ouais j’ai dit que je détestais les pieds mais elle, c’est pas pareil).
  6. Je déteste mon ventre. J’ai pris du poids à mort pendant la grossesse, j’ai perdu 15 kilos suite à mon burn-out mais j’ai toujours ce bide dégeu.
  7. J’aime être seule, au calme. Ca peut paraître bizarre quand on me connait dans la vraie vie mais j’aime la solitude. Les endroits trop bondés me stressent énormément, le bruit que ça engendre, aussi.
  8. J’ai tendance à tout remettre au lendemain, en me disant que j’ai le temps. C’est un truc que je déteste chez moi. C’est aussi vite fait de suite et on en parle plus. Mais non… J’aime bien traîner.
  9. Ma saison préférée, c’est l’Automne. J’aime les couleurs de l’Automne, le calme qui règne avant la folie de la fin d’année et de Noël.
  10. J’ai peur de mourir. Fût un moment, je pensais que c’était la seule option pour moi. Aujourd’hui, j’ai peur. Peur de laisser ma fille, qu’on se quitte pour toujours. Comme quoi les choses changent et tant mieux.

A toi ! You’re it !

Three things Thursday

Aujourd’hui, je vais lister 3 choses pour lesquelles je suis reconnaissante de la semaine qui vient de s’écouler (oui mes semaines vont du vendredi soir au vendredi matin, thank you very much! )

  1. J’ai passé une magnifique journée avec ma princesse samedi dernier. Juste nous deux. Entre filles. Seules au monde. A se promener, discuter, faire les magasins et aller au resto.
  2. Je suis malade comme un chien depuis mardi (hellloooowww la grippe et sa fièvre toute pourrie) mais Babachon est en pleine forme.
  3. Ma princesse a passé du temps toute seule avec mon copain hier, ils sont allés se promener, au resto toussa toussa et elle est revenue toute contente. Ca me fait tellement plaisir de les voir si proches ! Il s’en occupe tellement bien, ça me touche énormément.

Et toi, c’est quoi tes 3 T ? 🙂

Jour de retrouvailles

Aujourd’hui, on se retrouve et je ne tiens pas en place. On dirait une gosse à Noël : j’ai la boule au ventre, je suis surexcitée et je me demande déjà tout ce qu’on va faire ensemble.

Parce que tu vois, tu me manques tellement quand tu n’es pas là. J’ai lu un article l’autre jour et ça a résonné si fort en moi : un divorce c’est comme une mort où il n’y a pas de corps. Et c’est vrai.

Quand tu repars chez ton papa, la maison est sans dessus-dessous et je tombe toute la semaine sur des choses à toi. Tu es partout et plus nulle part à la fois. Alors oui, une semaine c’est pas grand-chose, ça passe vite, ok. Pas pour moi.

Parfois, je monte dans ta chambre juste pour renifler ton oreiller et il m’est même arrivé de sniffer tes chaussettes. Ouais, ouais, j’assume. Parfois, je pleure au boulot, à la maison parce que j’ai vu ou lu un truc qui me fait penser à toi ou tout simplement parce que le manque est trop dur.

Certaines mamans que je connais me disent parfois : « Putain, c’est cool, t’as des weekends et des semaines juste pour toi ! Je ferais tellement de trucs, moi si j’étais toi ! »

Alors oui, mais non.

Tout le monde me dit de profiter. Ça veut dire quoi profiter ? Est-ce que j’apprécie de faire une grasse mat’ de temps en temps ? Oui. Est-ce que ça me plait de pouvoir faire des heures au boulot quand il faut ? Oui aussi. Est-ce que c’est cool de faire des trucs avec mon copain juste nous deux ? Oui.

Pour moi, ça n’en reste pas moins quelque chose que je n’accepterai jamais. Vivre la moitié de sa vie avec elle. Louper la moitié d’une année avec elle.

C’est pas jouasse comme post mais voilà, je voulais exprimer ce que je ressens.

En attendant, ce soir, c’est la fête, câlins, bisous, doudou et dodo dans les bras l’une de l’autre. Nos retrouvailles. A ce soir mon bébé !

Objectifs 2020

Bon alors, je te le concède, c’est un peu ringard mais bon, je me dis qu’au pire, j’aurais essayé.
C’est un exercice que m’avait donné ma psy l’année dernière et j’ai coché pas mal des objectifs que je m’étais fixée. L’idée, c’était de se fixer des buts réalisables, qui me faisaient envie et que je devais essayer de remplir.

Alors je retente, je vais lister quelques objectifs pour 2020 et si le cœur t’en dit, et bien, liste moi les tiens en commentaires 🙂

  • Retourner à Disneyland avec ma Princesse pour ses 6 ans
  • Retourner aux Etats-Unis présenter ma fille à mes amis et ma famille d’accueil
  • Partir randonner dans les Alpes
  • Aller camper avec ma fille
  • Aller dîner seule au resto
  • Aller voir un concert toute seule
  • Mettre de l’argent de côté
  • Me tenir à la salle de sport que j’ai reprise en octobre
  • Me remettre à la tenue de ce blog
  • …..

Je pense que c’est déjà pas mal ! Du simple, du réalisable et sur le papier, des choses que je devrais réussir à faire.

Toi, t’as des idées ?

Extrait de notre dernier séjour à Disneyland avec ma Princesse en décembre 🙂

Retour sur cette décennie

De l’avoir lu un peu partout, j’ai eu envie de faire pareil (ouais trop originale la meuf, je sais) et de revenir sur ces 10 dernières années de ma vie.

2010 : je bosse en intérim dans une boîte qui fait du papier. Je pars au mariage de ma meilleure amie Américaine à San Francisco. Je décroche enfin un CDI après quasi un an dans ma nouvelle région.

2011 : nous achetons un terrain et faisons construire une maison. On obtient les clés en octobre pour finir l’intérieur.

2012 : on emménage dans la maison en avril. On se fiance en août.

2013 : je tombe enceinte en juillet. On se marie en août. Je termine l’année en arrêt pour hypertension donc je couve mon bébé.

2014 : Babachon nait un 21 mars. Le moment le plus fort de toute ma vie et dont je suis la plus fière.

2015 : rien de spécial dont je me souvienne.

2016 : je change de boulot, début de la descente aux enfers.

2017 : en janvier, je commence un traitement pour une dépression liée au boulot. Je suis déjà au bout de ma vie. Je me rapproche de celui qui est mon copain aujourd’hui.

2018 : je ne suis plus moi-même. Je vrille complètement. J’ai envie de mourir. Je passe un mois hospitalisée en psychiatrie. Je m’en sors. Je me sépare du père de ma fille. Je déménage pour un appartement seule.

2019 : je change de boulot. J’emménage avec mon copain. Je revis, je me reconstruis et je me lance de nouveaux défis régulièrement.

2020 : A moi d’écrire cette nouvelle année !

A ton tour ! 🙂

Happy 2020 !

J’ai envie de dire : Bonne année ?!

Qu’est-ce que je vous souhaite pour 2020 ? Du bonheur, une bonne santé, des bonnes nouvelles, de l’amour, des projets ?

Perso, je vais juste me souhaiter un peu de sérénité et de stabilité. Encore beaucoup de changements en 2019 et je poserais bien un peu mes valises dis donc ! 🙂

Mon dernier billet ici, je venais d’emménager seule avec ma fille.

Je te fais un récap’ vite fait :

  • On vit désormais toutes les deux chez mon amoureux
  • J’ai changé de taf
  • J’ai officiellement divorcé
  • Le papa de Babachon et moi, c’est plus la bonne entente du début
  • Je suis toujours en thérapie pour venir définitivement à bout de mon burn-out

Comme tu le vois, les choses changent vite et pas forcément dans le bon sens mais 2019 a été une très belle année.

Je retiens surtout de 2019 ce nouveau job qui a littéralement changé ma vie : je voyage, je travaille de la maison quand j’ai besoin/envie et j’ai une équipe formidable qui bosse avec moi. J’ai enfin repris confiance en moi et en mes compétences. Je bosse en anglais, en espagnol et je me sens enfin à ma place.
Quand tu as fait un burn-out, je peux te dire que ça n’a pas de prix ! Ce sentiment d’échec au travail est loin, très loin, derrière moi.

L’autre grosse étape, ça a été cet emménagement avec mon copain. A nous deux, on a 3 enfants donc famille recomposée et les difficultés qui vont avec. C’est pas toujours simple mais Babachon est super heureuse d’avoir d’autres enfants à la maison, bien que ceux de mon copain sont bien plus grands qu’elle.

La vie de maman séparée n’est pas toujours évidente non plus, d’autant plus que le dialogue avec le père de ma fille est désormais inexistant donc c’est difficile et Babachon le ressent énormément alors je tempère, je console en expliquant les choses mais pas toujours simple de lui faire comprendre les choses. C’est un travail de longue haleine, de beaucoup de patience, à faire entendre à une enfant de bientôt 6 ans que rien n’est de sa faute.

Hormis ça, j’ai l’impression de redevenir moi-même. Je ris de nouveau aux éclats, je souris, je fais plein de choses avec ma princesse et je m’éclate dans mon job. J’ai l’impression d’avoir vécu un cauchemar dont je commence à me réveiller.
Mes thérapeutes sont géniaux et je ne les remercierai jamais assez de m’avoir sauvé la vie. Quel gâchis si je n’avais pas eu droit à cette deuxième chance.

Mon message pour 2020, ce sera le suivant : faites vous confiance, même dans la tempête, l’horizon plus clair se dessine déjà. On se pense fragile, vulnérable mais nous sommes capables de tellement plus que ce que nous pensons.

Alors je ne dis pas, c’est pas facile tous les jours mais on y arrive. Seul ou entouré des gens qui nous aiment, on y arrive.

Très belle année 2020 à tous !

wp4912002