Quand ça devient plus simple

Euro oblige, je ne suis pas obligée de consacrer du temps à mon mec donc j’en profite ( bonjour l’épouse indigne ) !

Ce soir, j’ai envie de parler de mon expérience, de partager un peu d’espoir et d’enthousiasme pour les parents ou futurs parents qui galèrent peut-être un peu.

Tu me connais, je suis brute de décoffrage alors au risque de choquer, je le dis, il n’y a encore pas si longtemps, je stressais à l’idée d’être en week-end et de devoir gérer ma fille.
J’angoissais qu’elle chouine, qu’elle me casse les c…, euh les pieds, bref, qu’elle soit relou.
Je stressais parce que j’étais démunie juste parce que je ne la comprenais pas.

Aujourd’hui, elle parle, elle s’exprime, me dit pourquoi elle pleure, pourquoi elle a peur, pourquoi elle ne veut pas rentrer, pourquoi elle veut sortir, pourquoi elle ne veut pas manger etc.
C’est tout con mais l’acquisition du langage a changé énormément de choses dans notre relation : j’ai l’impression que tout est enfin simple.Je la comprends et elle me comprends quand je lui explique les choses.

Du coup, je suis beaucoup plus zen et je ressens l’envie d’être tout le temps avec elle, l’envie qu’ont ces mamans dès le départ. Moi j’ai l’impression que ça m’arrive que maintenant.

Alors toi, Maman ou Papa qui en chie, qui te dit :  » Mais merde, qu’est-ce qu’il y  aaaaaaaa ??? « , je te promets, un jour, ça devient simple.

Et toi, est-ce que tu as eu un jour ce déclic ?

Des bisous les biquous !

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C’est bouclé !

Ca y est, c’est bouclé, ce weekend, on fête l’anniversaire de Babachon d’amour. (En vrai, c’est lundi prochain mais bon, on fera avec un peu d’avance !)

Finalement, je me suis lancée sur le thème fermier avec des cochons, des moutons, des vaches puisque c’est sa grande passion (ainsi que de beugler comme les animaux et me faire saigner les oreilles). J’espère que ça va lui plaire et qu’elle sera contente de sa surprise !

Du coup, j’ai fait mes achats sur le site AnniKids que ma BFF m’a fait fait découvrir (merci mon Linoo !) et juste un conseil, fixe toi un budget parce qu’après, tu te retrouves comme moi avec whatmille euros d’achats que t’as pas compris ce qu’il t’arrive. Cela dit, pas grave, j’ai l’habitude de recevoir des SMS de ma banque pour me dire que je suis encore à découvert.

Bref, c’est un site très sympa avec plein d’idées de décoration et pour des tarifs qui sont, selon moi, assez abordables. Et puis après, rien n’oblige à acheter mais ça donne déjà de très bonnes idées de thèmes !

Je suis excitée, je suis triste, c’est très étrange ce que je ressens…Je suis excitée de voir sa petite bouille souffler ses bougies et de l’autre, bin, j’ai envie de chialer ma race parce que le temps passe trop vite et j’ai toujours cette impression de louper plein de choses de sa vie étant donné qu’elle va à la crèche 10h par jour.

Bref, je vous raconterai tout ça mais ça s’annonce être une belle fête en l’honneur du plus beau cadeau que la Vie a bien voulu me faire.

Bisous mes biquous !

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Je t’aime

Je pense que ce qui m’est arrivé hier mérite bien son propre billet.

J’ai passé une journée de merde avec en point culminant une fin d’après-midi à gerber (tout ça fera l’objet d’un autre billet ). Je suis rentrée, je pense que la moindre réflexion m’aurait fait fondre en larmes.

On mange tous les trois, Babachon nous raconte sa journée dans son charabia, on glousse comme des dindes quand je la mets en pyjama et on monte dans sa chambre se mettre au lit.

Premier moment de fondance : elle envoie un bisou à son papa en montant les escaliers.

On fait notre petit rituel : on joue à 1-2-3 soleil dans le noir, elle éteint la lumière et je me rapproche d’elle dans le noir à pas de loups. Elle a la trouille mais ça la fait glousser. Soit.

Je la couche, je lui dis que je l’aime fort et là, d’un coup, j’entends :  » E t’aime Maman « 
 » Euuuuh, quoi ? Qu’est-ce que tu as dit ? «  – elle retire sa tétine-  » E t’aime Maman ! « .

Je lui réponds que moi aussi, je chiale ma race et je me dis que j’ai trop de chance de l’avoir.

Le monde peut s’écrouler maintenant, ça m’importe peu.

Bisous mes biquous !

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C’est bien ma fille

C’est bien ma fille parce que :

– Elle a 0 patience
– Déteste les jeux de logique :  » Le rond, ça rentre dans le carré et pis c’est tout ! « 
Elle adore les animaux mais quand je dis adorer, c’est la crise de joie dès qu’elle en voit en vrai, à la télé, sur des livres etc.
– Elle rentre dans des colères noires (tout comme moi quand j’ai été poussée à bout)
– Elle adore Frank Sinatra ( faut dire qu’elle en a bouffé en mode intra-utero )
– C’est un vrai clown, je ne sais pas même pas où elle va chercher toutes les bêtises qu’elle fait.
– Elle aime. Passionnément.
– Elle n’aime pas. Passionnément.
– Elle a un rire contagieux, comme moi.

Je pourrais en lister encore des tonnes je pense.

Et toi ? En quoi ton chouchou te ressemble ? Raconte moi ! 🙂

Le petit Babachon illustré

Aujourd’hui, j’ai envie de te faire part du vocabulaire de Babachon qui a 20 mois et qui nous fait mourir de rire avec ces petits mots du quotidien.

Alors voilà en avant-première pour toi lecteur, le petit Babachon illustré !

Hawu : Salut
Potote : Compote
Caquotte : Craquotte
Codile : Crocodile (si j’entends encore une fois cette chanson, je me pends !)
Bapétit : Bon appétit
Patute : Pas dans la bouche (quand je lui donne de la pâte à modeler ou des stylos)
Accor : Encore
Peupu : Je n’en veux plus
Achiette : Assiette
Croa : Froid
Erci : Merci (celui-là, elle l’utilise systématiquement maintenant, c’est trop chou)

Et vous ? Quels sont les petits mots que vos enfants ne maîtrisent pas encore mais qui sont trop mignons ? Faites moi fondre !

Naaaaaaaaaannnn !!!

Ça te fait rêver mon titre hein ?

Tu l’auras peut-être compris, Babachon nous sort des  » Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan ! «  à tour de bras et prononcés comme une brutasse depuis quelques jours.

Je pensais que ça viendrai plus tard si je dois vraiment être honnête mais non, non, elle a bien capté le sens de ce qu’elle dit et y ajoute (parfois) le mouvement de tête qui va bien.

Je meurs.

Si j’écris ça, ce n’est pas pour me plaindre mais juste parce que je suis émerveillée. Je dois être maso mais ça me fait trop bloquer de la voir s’affirmer comme ça, de nous faire comprendre ses choix, ses envies. C’est comme si elle prenait vie. Je sais, c’est bizarre parce qu’elle a toujours existé mais là, de la voir comme ça, avec la conviction qui est la sienne, ça me laisse pantoise ! (ouuuuh le mot de ouf, j’ai scoré grave là, non ?!)

Je le regretterai sans doute dans quelques mois mais franchement, les petits bouts qui se mettent à parler, je surkiffe !

Et toi ?

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Quand le lien se fait…

Aujourd’hui, j’ai envie d’écrire un article sur THE lien qui nous unit à nos enfants.

Tu vois, et tu l’as peut-être déjà lu sur mon blog, les enfants ne faisaient pas partie de mon projet de vie. Depuis, j’ai revu ma copie et surtout, surtout, j’envoie toutes les bonnes ondes en ma possession pour que toutes celles qui en désirent y parviennent.

Quand Rose est née, oui j’étais émerveillée, j’étais heureuse et j’étais fière. Je le suis toujours d’ailleurs.

Là, où mon post va peut-être en choquer certain(e)s, c’est que le lien, cet amour, ce besoin d’elle, je ne le ressens que depuis peu. C’est assez difficile à expliquer mais depuis les grandes vacances, depuis ce temps passé ensemble, je ne peux plus me passer d’elle.
Je lui ai témoigné mon affection depuis le début mais là, ça me prend aux tripes : j’ai besoin de l’avoir avec moi, j’ai besoin de sentir ses cheveux, de la faire éclater de rire, j’ai besoin de ses bisous, de ses câlins, de sa malice.
Le plus étrange dans tout ça ? J’ai l’impression qu’elle aussi maintenant, elle a ce besoin de proximité avec moi : « Maman » prononcé « tardivement » à plus de 17 mois,  des câlins qui eux aussi sont arrivés il y a quelques semaines etc. En bref, une complicité, un amour qui se construit.

Du coup, je suis curieuse : comment ça s’est passé pour vous ? Avez-vous tout de suite ressenti ce besoin de votre enfant ? Est-ce que ça s’est installé au fur et à mesure de votre relation (l’interaction devient plus intéressante avec un enfant plus grand) ?

Je me demande aussi si ce lien n’a pas été plus difficile à construire puisque j’ai laissé Rose en crèche à 2 mois et demi ? Enfin, voilà, je serais curieuse d’avoir vos ressentis !

A vos claviers !

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Le bonhomme fasto en vert, c’est moi.

Ces moments que je voudrais garder…

Babachon aura 18 mois le mois prochain et je m’aperçois qu’il y a beaucoup de choses que j’ai déjà oublié.

La sensation de la sentir bouger en moi, ses hoquets dans mon ventre qui me réveillaient la nuit, l’odeur qu’elle avait quand elle est née, la taille de ses petites mains, de ses minuscules pieds, est-ce qu’on me la posée nue sur moi quand on me l’a ramenée d’avoir été aspirée à cause de son cordon ? Toutes ces choses de la grossesse, de l’accouchement commencent à m’échapper peu à peu et ça me dérange.

Alors, je te vois venir avec tes gros sabots : « Ca veut dire qu’il faut faire le deuxième ! » Alors oui, mais non. Aucun jugement de ma part mais pour moi, c’est trop tôt, je n’ai pas assez profité de ma fille, juste elle et nous. C’est un choix personnel et encore une fois, j’encourage tous les parents qui se sentent prêts ou capables de sauter le pas !
Rien de plus beau que la complicité dans une fratrie. J’ai un grand frère de 5 ans de plus que moi avec qui on s’est beaucoup frittés à l’adolescence mais aujourd’hui, c’est fusionnel malgré nos différences !

Bref, là n’est pas le sujet : ça me dérange parce que j’ai l’impression qu’elle m’échappe déjà. Que ces instants qu’on a vécu sont déjà loin derrière nous et je sais qu’on ne les retrouvera pas : sa façon de s’endormir sur moi après chaque biberon, ses éclats de rire sur la table à langer quand son père faisait le pitre (depuis le change est trèèèèès compliqué), son visage quand elle a goûté de la carotte pour la première fois etc.

C’est sans doute parce qu’ils sont remplacés par d’autres moments, encore plus intenses, encore plus fous : son premier éclat de rire, ses premiers pas, son premier gros bobo, son premier câlin de koala (et Dieu sait qu’en ce moment, je suis ultra gâtée de ce côté-là), son premier vrai bisou, son premier cri de cochon, chien, chat (t’as compris, ma fille est une ferme vivante)donc je me gave de ces nouveaux souvenirs, ces nouveaux instants hors du temps.

Je dois être un peu nostalgique et boulimique de ma fille, plus elle m’en donne, plus j’en redemande ! Mère indigne ! 😉

Rassure-moi, je ne suis pas la seule ?

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Mon récit d’accouchement

Aller, en ce vendredi de canicule impossible, c’est cadeau, je te raconte mon accouchement !
Ouais, ouais, je sais, ne me remercie pas et sérieux, si t’arrives à aller jusqu’au bout, je te dis bravo !

Aller accroche-toi à ta culotte, c’est parti !!

Nous sommes le 20 mars 2014…il est aux alentours de 03h00 du matin…

Comme depuis quelques temps, je suis grande réveillée et je n’arrive pas à me rendormir. J’ai un bidon énorme et je cogite à vitesse grand V. Je sais que le matin même, j’ai mon dernier rendez-vous pour voir mon Babachon une dernière fois à l’écran.
Sauf que là, en plus du cogitage habituel, j’ai mal au ventre, mal type règles qui tirent un peu.
Pour ne pas réveiller mon cher mari, je descends me mettre sur le canapé devant Harry Potter et la Coupe de Feu, en général, ça me fait tomber dans le coma au bout de 10 minutes. Sauf que là, je ne me rendormirai pas et resterai réveillée jusqu’à ce que mon mari se lève.

Je me prépare, prend une (dernière !) photo de mon bidon et à 09h00, je suis chez le gynéco avec le bidon qui tire toujours. On fait une dernière écho et il vérifie mon col, je suis ouverte à 1.
Il me dit qu’elle sera là dans une semaine maximum…Bonjour la flippette. (Je devais accoucher le 1er avril à la base)

Je reprends la voiture, vais faire quelques courses et là bizarrement, je fais pas la maline, ça commence à tirer vraiment pas mal. Je m’arrête dans les rayons pour me poser un peu…

Je rentre à la maison et là, plus possible de m’asseoir, je ne tiens pas, j’ai mal. Bon, je me mange quand même (on ne va pas se laisser aller hein ?) et je me dis que je vais aller faire une petite sieste après.
Je monte dans la chambre, me mets le film « La Guerre des Roses » (si tu n’as jamais vu ce film, c’est un must !) et je tente de m’allonger.Le problème ? Je n’arrive pas à rester allongée, j’ai mal, ça me tire et là, je me dis que je suis certainement en faux travail et que voilà, ça travaille pour le grand jour !

Je textote ma BFF, je prends un premier bain. Ca soulage sur le moment mais dès que je ressors, les douleurs reprennent. Je commence à chronométrer mes douleurs pour voir si ça pourrait être des contractions. C’est anarchique : toutes les 7/8 minutes et après, toutes les 2 minutes.
Je fais du ballon, je marche, j’ai mon mari au téléphone mais je lui dis de ne pas s’inquiéter. Je commence à me dire que si de toutes façons, si elle veut arriver aujourd’hui, je vais attendre qu’il rentre à la maison pour qu’on aille à la maternité.
Il est 16h30, j’ai mal alors je décide de reprendre un bain (toujours persuadée que « Meuuuh non, c’est un faux travail ! ») : j’ai toujours mal. Mon mari rentre à 17h30 et me trouve dans le bain.
Je ressors mais les douleurs s’intensifient beaucoup.

Je marche, je fais du ballon, mon mari me masse et je marche, je marche…Je connais la maison par coeur mais il n’y a que ça qui me soulage. Ma phrase fétiche que je me répète à voix-haute : « Ne perds pas pied, ne perds pas pied ! »
J’ai mal, je ne me rappelle plus à quel point mais je sais que j’avais mal. Je commence à stresser pour le trajet jusqu’à la maternité (on habite à 30mins) et je n’ose pas y aller, j’ai peur qu’ils me renvoient à la maison et de passer pour la pauvre meuf qui ne sait même pas ce que c’est que des vraies contractions.

Mon mari va se raser pendant que je fais les 100 pas pour que je cite  » ne pas piquer de trop quand elle va sortir et que je puisse la bizouter ! » A ce moment précis, j’aurais pu le claquer ! L’intention est adorable mais purée, lui, il est là, tranquille en train de se raser et moi je marche, je souffle comme un boeuf pour garder la tête froide !

Puis, Papa Noob prend les devants parce qu’il sent que je ne gère plus très bien mes émotions alors hop, on charge les valises et on se prépare.

Notre arrivée à la maternité

Il est 20h00, Papa Noob m’installe à l’arrière de la voiture pour que je puisse me mettre comme je veux.
Et là, c’est THE anecdote de la naissance, il s’installe sur le siège passager et commence à mettre sa ceinture ! Mais qui nous conduit hein ? Je te le demande !
Je l’engueule un peu et j’éclate de rire. Il est tellement perturbé le pauvre !
Il se remet donc à la place du conducteur et nous emmène à la maternité. On écoute Arcade Fire, Reflektor et je lui demande de mettre plus fort pour ne pas penser à la douleur.
Je souffle, je gémis un peu mais je gère toujours.

On arrive à la maternité et mon mari annonce à l’interphone : « C’est pour un accouchement ! » et là, je me dis que ça y est, on est plus là pour rigoler.
J’arrive dans les couloirs, des familles qui attendent me dévisagent, me regardent parce que je souffle et je tourne en rond.
Une sage-femme (celle qui sera NOTRE sage-femme) m’accueille et me passe en auscultation, il est 20h30. J’ai le monitoring, je suis donc allongée et je te dirais que c’est la partie qui a été la plus pénible pour moi.
Heureusement, ça dure 1/2h, je suis ouverte à 3 bons centimètres, elle me félicite et me dit que ce sera pour ce soir !
Elle me libère, Papa Noob va chercher ma valise et j’enfile mes pantoufles, je fais comme à la maison.

Comme il y a déjà des mamans en train d’accoucher, la sage-femme nous installe dans une chambre où se trouve déjà un couple de parents avec qui nous allons passer la soirée ! Ils sont supers sympas, on sympathise, on discute, on rigole même (oui, oui, tu vois, n’aies pas peur d’accoucher !) et à chaque contraction, je me lève et je vais marcher.

Marie-Raphaëlle (la sage femme qui nous accueillis) me trouve dans le couloir en train de souffler comme un veau (soyons francs, on est pas au top du glamour quand on essaie de gérer la douleur) et elle me dit de venir avec elle pour faire un nouveau contrôle. Il n’est pas loin de minuit. Je suis ouverte à 4.
Elle me dit que l’anesthésiste est là alors petite péri ? « Yes, thank you ! »

On passe devant la chambre, elle dit à Papa Noob qu’elle m’emmène en salle d’accouchement et qu’il pourra nous rejoindre lorsque la péridurale sera posée.
J’arrive en salle, elle me donne une blouse immonde à enfiler, je me déshabille avec bien du mal parce que j’ai mal et je m’arrête pour souffler.
Elle me pose le cathéter et les perfusions (là aussi, ça m’a stressé toute ma grossesse mais finalement, ce n’était rien du tout !)
Elle me tartine le dos de Bétadine et vers 1h00 du matin, l’interne en anesthésie arrive avec l’infirmière.

La pose de la péridurale a été super rapide, un peu stressant mais tout s’est bien passé et le produit qui se diffuse m’a fait glousser, elles n’avaient jamais vu ça ! Franchement, pour celles qui stressent pour la péri, no stress : on ne voit rien, on ne sent rien ! 🙂

Papa Noob nous rejoint avec les affaires et la sage-femme nous dit de nous reposer un peu.

Nous reposer ? La blague, impossible de dormir ! Je suis dans un état d’excitation indescriptible. J’ai peur, j’ai hâte, je suis dans tous mes états. J’envoie un email à ma BFF aux US qui est au taquet et qui me demande si je veux Skyper ? Euh non, pas là, non !

Je suis soulagée avec la péri mais je sens encore tout du côté gauche et à  3h du matin, j’appelle pour qu’on m’aide un peu. L’anesthésiste va revenir me refaire une petite injection pour que je cite : « J’en profite un peu avant la poussée ».

On discute avec Raphaëlle qui nous demande si on a choisi le prénom. On hésite entre Louise (Papa Noob) et Rose (moi) et elle nous dit qu’elle voulait appeler sa fille Rose mais que son mari ne voulait pas…Du coup, sa fille s’est appelée Axelle et en deuxième prénom Rose ! On prend ça pour un signe ! (Hey en plus, Axelle Rose quoi ! Guns’n’Roses ! Classe !)
Effectivement, l’injection fait du bien, je me sens mieux mais j’ai une envie de faire…enfin tu vois quoi, la grosse commission. Raphaëlle vient et je lui fais part de mon envie et là, elle me dit que c’est pas la grosse commission, c’est Babachon qui arrive !

Elle m’installe et ça y est, il va falloir pousser. Je voudrais pousser comme ma sage-femme des cours d’accouchement m’a appris mais avec Raphaëlle, c’est différent, elle veut que je bloque ma respiration. Je suis un peu perdue sur le coup mais je me débrouille. J’ai poussé 4 ou 5 fois (je ne sais plus) comme une folle et elle était là…On est le 21 mars 2014, il est 04h51 !

Sur le coup, je n’ai pas vu son visage, Raphaëlle l’a posée sur mon ventre mais elle avait le cordon autour du cou, on me l’a donc enlevée avant même que je vois son visage.(Ca, c’est mon biiiiig regret)
Avec Papa Noob, on était complétement sonnés…On l’a entendu pleurer et elle est revenue dans les bras de la sage-femme qui nous a dit :
« Mais qu’est-ce qu’elle est belle, elle est toute belle, toute ronde, toute rose ! »
Et là, on a su…On a su qu’elle s’appellerait Rose. Il ne pouvait en être autrement…Elle était si belle ma chérie, toute rose, toute potelée, toute KO aussi parce que l’atterrissage a été dur !

Je ne me souviens pas qu’on ait pleuré, on était juste sonnés. Sonnés par tant d’amour, par ce bus d’amour qu’on venait de prendre en pleine face.

Je l’avais imaginée pendant tout ma grossesse et voilà, elle était là…Magnifique et en pleine santé.

On regagnera notre chambre avec nos collocs vers 07h00 et je la contemple, je la dévore des yeux, je crève d’amour pour elle. Papa Noob rentre dormir, moi je suis là et j’attends qu’on nous monte en chambre juste toutes les deux.

Journée de fous…Franchement, pour les futures mamans, faites-vous confiance, écoutez votre corps, votre bébé et laissez-vous porter, c’est la plus belle chose qui puisse vous arriver.

J’anticipe les questions que vous vous posez :

1-  Oui j’ai chié en poussant, c’est pas grave, on en a rigolé avec la sage-femme alors no stress et sérieux, pas de Dulcolax ou autre parce que quand ça arrive, vous en foutez partout et c’est encore plus dégueu à nettoyer pour les sages-femmes. C’est elle qui me l’a dit ! lol Donc en gros, privilégie le gros colombin que le caca en spray qui en fout partout ! (Amis de la poésie bonsoaaaaar !)

2- Pas de déchirure, pas d’épisio, nickel ! J’ai été recousue mais pour d’autres raisons 😉

Si y en a d’autres, bin, n’hésitez pas à me les poser 😉

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