2 ans

Ça fait un moment que je n’avais plus écrit ici. Pas la motivation, pas l’inspiration et pas l’envie.

Seulement, aujourd’hui, c’est un jour particulier pour moi.

Il y a 2 ans, j’ai été hospitalisée en psychiatrie. Il y a 2 ans, ça a été le début d’une fin. Le début d’un nouveau commencement.

Il y a 2 ans, je me suis retrouvée dans un service où plein de gens gravitaient autour de moi, me posaient plein de questions et moi, au milieu, je me demandais ce que je faisais là. J’avais l’impression d’être dans du coton. Que ce que je racontais n’avait aucun sens.
Que ce n’était pas moi. Que cette personne en larmes sur une chaise à raconter comment elle avait tout planifié pour mettre fin à ses jours, ce n’était pas moi.

Il y a 2 ans, j’ai rencontré des gens bienveillants, à l’écoute, qui n’ont pas jugé. Qui m’ont écoutée, accompagnée, rassurée. Qui m’ont sauvé la vie.

Après cette admission un vendredi, on m’a dit qu’on allait me garder un peu, qu’on allait me retaper. Je n’oublierai jamais ce jour là. Où finalement, tout a basculé.

Pendant ce long mois hospitalisée, j’ai pleuré comme je n’ai jamais pleuré, j’ai eu peur comme je n’ai jamais eu peur. L’inconnu était partout et je ne me suis jamais sentie aussi seule. Comme si personne ne pouvait comprendre ce qui se passait en moi.

J’avais foiré dans mon boulot, j’avais foiré mon mariage et je ne savais plus quoi faire ni où aller. C’est un drôle de sentiment, ce vide complet. Cette sensation de ne plus rien ressentir hormis le vide et la tristesse. De ne pas voir d’issue.

2 plus tard, ma fille est plus que jamais ma raison de vivre. Ma raison de me lever tous les matins. Je suis loin d’être une mère parfaite et parfois, je me dis que je suis vraiment une mère en carton mais je suis sa maman et elle m’aime comme je suis. Je lui montre l’exemple que tout se surmonte. Que la tristesse et la peine font partie de la vie mais qu’on peut aussi passer au-dessus. Que même si parfois on s’écroule, on se trompe ; on se relève toujours.

C’était il y a 2 ans. Ma 2ème vie. Merci la vie.

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