Que c’est dur…

J’ai envie de vous parler de plein de choses, j’ai le temps de bloguer tant que je suis encore en arrêt et pourtant, j’ai l’impression que tout ce que je vais dire va sembler complètement futile en comparaison des événements de ce weekend.

Je suis la première à dire qu’il faut continuer à vivre, qu’il faut avancer : pour nos enfants, pour la vie, pour que justement,  tous ces gens n’aient pas perdu la vie pour rien mais j’ai l’impression que tout semble dérisoire.

Je voulais vous parler de Noël, des progrès de Babachon et d’autres choses mais j’ai l’impression que tout est futile et que vous n’aurez pas le cœur à lire ce genre d’article.

Je dois remettre la machine en route et me dire que oui, peut-être que ça ferait du bien de lire des futilités mais qu’est-ce que c’est dur.

Je ne sais pas vous mais j’ai l’impression de regarder ma fille et mon mari avec encore plus d’amour, comme si à chaque fois qu’ils me quittent c’est la dernière fois que je les vois.

Je vis dans la région des marchés de Noël (indice supplémentaire : vive la choucroute !! ) et je ne vais pas mentir : j’ai le trouillomètre à 0 à l’idée d’aller me balader sur les marchés comme chaque année, surtout maintenant qu’on y va avec Babachon. Si j’y réfléchis trop, j’ai le cœur qui s’emballe mais voilà,  j’angoisse à l’idée d’un fou qui se ferait sauter dans la foule.

Que c’est dur…Que c’est dur d’aller de l’avant et de rester vigilant sans pourtant avoir peur.

Promis les biquous, je vais remettre la machine en route. Je termine par cette citation que j’aime beaucoup et que je relis quand j’ai un coup de cafard.

Des bisous !

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L’après

Comme tout le monde, je suis sous le choc des événements de vendredi. Je me pose les mêmes questions que tout le monde et j’ai une boule dans la gorge.

Et puis, il y a l’après : un weekend passé en famille avec les papis de ma fille qui feraient le tour de la Terre juste pour être avec elle, les éclats de rire de Rose qui font trembler la maison, son émerveillement devant ses dessins, devant ses chaussons, ses chaussures, devant ses deux chiens qu’elle poursuit en courant, son chat qui ronronne, son dessin animé préféré et les câlins qu’elle distribue sans retenue.

Un dimanche après-midi où nous étions invités à l’anniversaire d’une petite fille de deux ans : le gâteau, les bougies, les cadeaux, les enfants qui rient, qui courent, qui se chamaillent pendant que les grands ont des conversations de grands, l’insouciance, la vie quoi.

Je ne sais pas où on va, je ne sais pas de quoi demain sera fait mais je veux continuer à apprécier ces petits bonheurs simples parce que la vie doit gagner : on le doit à nos enfants.

Je vous embrasse et n’hésitez pas à vous manifester, discuter de tout ça fait du bien.

Malgré tout…

Malgré tout, malgré l’horreur, malgré la douleur, la haine, les pleurs, j’ai envie de dire : vive la vie, vive l’amour, vive l’amitié, les repas en familles, entre amis et vive les éclats de rire.

Ces lâches qui ont perpétré les actes d’hier n’avaient certainement aucune de ces choses dans leurs vies.

Un dieu, peu importe comment on l’appelle : Bouddha, Allah, Dieu, n’a jamais demandé à quiconque de perpétré de tels actes. Ces gens ne sont pas des croyants, ce sont des fous, tout simplement. Ne vous laissez pas emporter par la haine, l’Amour fait des choses bien plus belles.

Je peux vous le dire, si Dieu existe, il est certainement en train de pleurer avec nous devant la folie des hommes.

En attendant, profitez de vos proches, dites leur que vous les aimez et profitez de cette chance que nous avons de vivre libres.

Des bisous !

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